Femme lisant un livre dans un fauteuil.

Le livre n’est pas un objet comme les autres

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Le livre est perçu comme un objet sacré et magique, transcendant sa simple fonction matérielle.

Il représente une rencontre intime et unique entre un auteur et un lecteur, indépendamment du genre littéraire.

Cette relation privilégie le ressenti personnel et l’émotion partagée au-delà de la simple consommation d’un ouvrage.

La lecture favorise une immersion totale, activant les sens et la mémoire pour transformer le récit en expérience vécue.

Ce phénomène permet au lecteur de ressentir des émotions et des sensations physiques uniques, nées de son imagination.

Le livre devient ainsi un vecteur de découvertes sensorielles et intellectuelles.

Le livre est perçu comme un objet sacré et magique, transcendant sa simple fonction matérielle.

Il représente une rencontre intime et unique entre un auteur et un lecteur, indépendamment du genre littéraire.

Cette relation privilégie le ressenti personnel et l’émotion partagée au-delà de la simple consommation d’un ouvrage.

La lecture favorise une immersion totale, activant les sens et la mémoire pour transformer le récit en expérience vécue.

Ce phénomène permet au lecteur de ressentir des émotions et des sensations physiques uniques, nées de son imagination.

Le livre devient ainsi un vecteur de découvertes sensorielles et intellectuelles.

Lorsque j’étais enfant, j’ai eu la chance de pousser entouré de livres. Principalement de livres d’Arts (mes parents étaient des passionnés de peinture notamment).

Globalement, je pense qu’il n’y avait pas une pièce de l’appartement qui n’ait pas ses livres à disposition, pour une page ou un chapitre.

De cette présence permanente est né un presque fétichisme des livres, une forme de dévotion que je voue aux livres en tant qu’objets.

Je ne vois pas un livre comme un couteau ou un tire-bouchon, mais comme une sorte d’objet magique au sein duquel quelqu’un (l’auteur si vous ne suivez pas ma pensée) a déposé plein de lettres qui ont formé des mots, puis des phrases, rassemblées en chapitres pour finir par une Œuvre.

J’ai bien dit « oeuvre« . Je n’ai pas dit « ouvrage« , « livre« , ou « bouquin« , mais oeuvre.

Car il n’est pas de livre qu’au moins un lecteur n’a pas apprécié, fut-ce un livre de cuisine ou un essai sur la pollinisation de la vanille sur l’Ile de la Réunion.

Tous les livres, sans aucune exception, ont rendez-vous avec un lecteur.

Ce rendez-vous peut parfois avoir lieu, d’autre fois jamais.

Mais il est fixé, il est cet instant magique, hors du temps, où un livre (certains diront que c’est à cause ou grâce à la couverture) a retenu l’attention du lecteur auquel il se destine.

Je ne suis pas de ceux qui croient que le livre soit un objet marketing comme un autre.

Il est ce rendez-vous, ce message non dit, cet échange, entre un auteur et un lecteur.

Les mots écrits par l’un font vibrer la corde sensible de l’autre qui, en retour, absorbera encore plus de mots qui le feront vibrer… Enfin vous m’avez compris.

C’est un moment de partage, qu’il s’agisse d’un « Oui Oui » ou d’un « Zola« , entre deux âmes qui ont à s’en dire.

Et je ne fais aucune différence, dans l’oeil du lecteur, entre l’un et l’autre.

Le plaisir que l’on prend à lire l’un n’a ni plus ni moins de valeur, sauf dans les salons où l’on cause pour se faire bien voir, que la joie de lire l’autre.

C’est là que se cache la magie des livres.

Dans cette capacité à transcender les codes, à aller au-delà du verbe pour cacher une émotion, un savoir, une information.

Et le plaisir, je n’ose parler de jouissance, est pour le lecteur de découvrir cette émotion, ce savoir ou cette information.

Il a la sensation d’avoir trouvé une clé et une serrure et que les deux correspondent.

Ils ouvrent tous les deux vers un troisième élément, le trésor de l’écrit, qui met en éveil tous nos sens.

Lorsque je lis un livre de cuisine, j’ai les odeurs de gâteau qui me viennent aux naseaux lorsque la cuisson commence.

Lorsque je lis un livre policier, j’ai le parfum âcre de la poudre qui me monte au nez.

Je me suis longtemps demandé si c’était intentionnel.

Puis j’en suis arrivé à la conclusion, toute personnelle, que je m’en moquais de l’intention de l’auteur dans ce passage.

Ce qui compte, pour moi le lecteur, c’est le ressenti, l’émotion, la sensation et l’activation cérébrale que la lecture aura déclenchée chez moi.

C’est la fameuse « Madeleine de Proust« , ce réflexe presque pavlovien que nous avons, mammifères que nous sommes, lorsqu’un de nos sens vient se raccorder à un souvenir et en raviver la flamme.

Il en va à un point que mes parents, lorsque j’étais petit, nous faisaient respecter un protocole extrêmement codifié lorsque nous nous apprêtions à lire une œuvre :

se laver les mains, poser le livre à plat, que ce soit sur le sol ou sur la table, ne jamais corner une page, tourner les pages avec délicatesse et respect pour la fragilité de l’objet.

Le ranger après lecture, qu’elle soit ou non achevée – merci les marque-pages – et, plus symbolique peut-être, lire et ne rien faire en même temps.

Pas de musique parasite, pas de télévision allumée, pas de discussion.

Quand on lisait, sans doute pourrais-je dire maintenant « quand je lis« , j’ai besoin de cette bulle intellectuelle qui m’enferme totalement dans ce que je suis en train de lire pour parvenir à atteindre une sorte d’égrégore solitaire.

Un état dans lequel je me retrouve qui me fait dire « là je suis dedans, le suis ce cow-boy, ce pilote de formule 1 ou cette chercheuse en biologie » et me voir en ces personnages.

C’est une sensation difficile à décrire par écrit car, fugace comme un mot dans un paragraphe, l’instant de cette sensation ne dure pas assez longtemps, en général, pour qu’on puisse, que je puisse en tout cas, en définir tous les contours.

Mais je vais essayer 😉

Lorsque je suis dans cet état presque second, je sens que tous mes sens sont en éveil au maximum de leur potentiel.

J’entends sans les écouter les bruits du dehors.

Je vois sans la regarder la lumière extérieure changer, le cas échéant.

Je sens sans l’intégrer le parfum qui flotte dans la pièce.

Je suis à la fois présent et absent, présent par le physique et la disponibilité que j’ai aux autres en cas d’urgence.

Tout en étant totalement déconnecté du monde physique qui m’entoure.

Pour l’exemple, je lis actuellement un livre sur l’histoire de l’Ile de la Réunion.

J’en suis à un passage sur la manière de presser la canne.

Je vous promets que, lorsque je suis dans ce chapitre, j’entends le roseau se briser, j’ai un goût sucré dans la bouche et j’entends le liquide sucré s’écouler doucement de la canne.

Je n’ai pourtant jamais vu en vrai de pression de la canne à sucre, mais c’est par ce que j’en lis et par l’association que mon cerveau fait à mes sens que je vis cet instant présent.

A la lecture de ce chapitre, je pourrais presque dire que j’ai déjà vu de la canne se faire presser pour en extraire le jus sucrier.

Ce qui n’est pas le cas.

Mais les sensations sont là, elles se rappellent à moi par la magie du livre et de l’écrit.

Et par la force des mots qui, parce qu’ils ont été distillés ainsi, ont donné un parfum, un arôme et un bruit à la non-expérience que je vis.

Je suis incapable de dire si les sensations que je ressens durent 1/2 ou 1200 secondes.

Elles sont là, écrites à jamais dans mon cerveau.

Peut-être, sûrement même, mensonges, le bruit, le goût ou l’odeur réels de la canne pressée est-il à des milliers de kilomètres de ces sensations.

Peu m’importe, je donne le point à mon ressenti et à mon plaisir de l’instant.

Un jour, peut-être, assisterais-je à la pression de la canne et éprouverais-je la réelle expérience de ce à quoi cela ressemble.

J’aurais un élément comparatif et je suis certain que je serais déçu, car il sera inévitablement différent de ce que l’œuvre que le lis me fait ressentir.

Peu importe, le sentiment premier ne sera pas celui vécu dans ce pressoir, ce sera celui vécu face à ce livre.

Car c’est un autre aspect magique des livres, de tous les livres.

Ils sont en mesure de nous livrer une infinité de détails narratifs qui permettent de créer, par l’entremise de notre cerveau et de ses étonnantes capacités, des sensations qui n’existent qu’au sein de nous.

Je suis incapable de décrire le goût ou le bruit dont je vous parlais plus tôt, pour autant, ils existent.

C’est de la magie que d’avoir un livre entre les mains. C’est un cadeau pour la vie que m’ont fait mes parents !

Je m’en vais aller me laver les mains, me poser sur un coussin et continuer mon histoire de l’Ile Bourbon, passionnante, au passage.

En conclusion, le livre n’est pas un objet comme les autres. Il détient une magie et un mystère qui transcendent sa simple existence matérielle. Chaque page tournée, chaque mot lu, nous transporte dans des mondes imaginaires et enrichit notre compréhension du réel. Il mérite d’être traité avec le respect qu’il inspire, car il est le gardien de l’histoire, des idées et des émotions. Je vous invite à partager vos réflexions dans les commentaires ci-dessous : quel est le livre qui a marqué votre vie et pourquoi ?

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