500 signatures, pourquoi pas un casier judiciaire vierge tant qu’on y est ?
Louis Aliot, représentant du Rassemblement National, a critiqué l’obligation d’obtenir 500 parrainages d’élus pour se présenter à l’élection présidentielle française. Selon lui, cette règle handicape des candidats représentatifs et sérieux qui disposent déjà d’un ancrage électoral important.
Cette position suscite des inquiétudes quant aux intentions du parti concernant les règles républicaines. La remise en cause de ce critère de représentativité fait craindre une contestation ultérieure d’autres principes et droits fondamentaux établis en France.
« Cette mesure sur les 500 signatures est une mauvaise procédure pour la présidentielle. Il faut permettre aux candidats représentatifs et sérieux de pouvoir être candidats. On a plus de 400 élus, nous cherchons aujourd’hui les parrainages supplémentaires » c’est par ces mots, prononcés à l’antenne de TF1, que Louis Alliot, ex-compagnon de Marine Le Pen et qui n’a pas hésité à faire ovationner Bastien-Thiry en meeting, membre de l’OAS et organisateur de l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, a considéré les conditions de candidature à l’élection présidentielle en France.
Tout un programme à lui tout seul que ce personnage bondissant et à l’accent chantant trompeur. Car Louis Alliot est une machine de Nationalisme et de Racisme assumé et même revendiqué. Il déclarera, entre autres sorties « À Lavelanet, dans mon département, lors d’un meeting de Jean-Marie Le Pen, j’ai croisé la haine : celle de la gauche « humaniste », « tolérante » et « progressiste » qui braillait dans la rue, le poing levé en chantant L’Internationale ».
Mais au delà de la détestation ou non du personnage, c’est le message subliminal qu’il tente de faire passer qui est intéressant. En déclarant « Cette mesure sur les 500 signatures est une mauvaise procédure pour la présidentielle » il annonce clairement que le Rassemblement National et sa candidate Marine Le Pen remettront en cause ce principe de notre république de représentativité exigé pour se présenter à la fonction « suprême ». Que ceux et celles qui y voient un nouveau coup de canif dans le contrat social lèvent la main, je serais certainement le premier à le faire.
La France, ce pays si cher à Louis Alliot et à son ex s’est fondée sur des principes tels que ces 500 signatures. Et les remettre en cause, c’est anticiper d’autres remises en cause. Le droit du sol ? Le droit à l’avortement ? Le droit de vote des femmes ? La liberté de circuler au sein de l’espace Schengen ?
Le devant des cartes est souvent brillant, attirant et appétant. C’est l’arrière des cartes qu’il faut toujours, surtout lorsqu’on s’intéresse aux extrêmes, inspecter avec circonspection. Et le moins qu’on puisse dire, ici, c’est qu’entre le salut au Drapeau Français Estrosien et cette remise en cause des cinq cents signatures, le parti de Jordan-Le-Premier-Ministre-Ou-Peut-Etre-Pas, le verso est nauséabond à 8 mois des élections. L’odeur putride des chemises marrons va-t-elle s’amplifier avec le temps ? Rien n’est moins sûr, ils croient la voie grande ouverte !
En conclusion, la proposition du Rassemblement national de remettre en question le système de parrainage pour se présenter aux élections présidentielles soulève des inquiétudes quant à la pérennité de notre démocratie. En cherchant à modifier les fondements même de notre République, ce parti ouvre la voie à une possible dérive vers un état de non-droit, où la Constitution deviendrait une simple formalité. Il est crucial de défendre notre contrat social et de rester vigilants face à de telles réformes qui menacent l’équilibre institutionnel. Partagez cet article sur les réseaux sociaux pour sensibiliser davantage de citoyens à ces enjeux cruciaux.
