Et si nous écrivions un livre tous ensemble ?
L’auteur propose une expérience d’écriture collective ouverte à tous les lecteurs. Chaque participant rédige librement un texte personnel sans concertation préalable. L’objectif final consiste à assembler l’intégralité de ces contributions pour construire une narration commune, en respectant scrupuleusement le fond et la forme des écrits originaux.
Ce projet privilégie le plaisir de la création partagée et l’humanité plutôt que la réussite commerciale. Trois règles encadrent l’initiative : l’utilisation intégrale des textes fournis, l’absence de critiques durant le processus et l’interdiction de modifier la plume d’autrui. L’expérience invite ainsi à une collaboration artistique inédite.
Cette nuit, j’ai fait un rêve. Tous les lecteurs, présents comme à venir, de ce blog se mettaient à écrire un livre, commun, dont chacun rédigerait sa partie de son côté, sans se concerter avec les autres sur quoi que ce soit.
Une sorte de cercle d’écriture totalement libre et débridée, sans limite. Chacun livrera ce qu’il a sur le cœur ou dans la tête, que ce soit du réel ou du romancier, que ce soit historique ou factuel, peu importe, du moment que les mots écrits soient ceux de leurs auteurs et qu’ils aient suivi le parcours « cerveau main » si cher à notre fonctionnement.
Egalité absolue de temps et de moyens.
A la fin, après un temps que nous aurions déterminé toutes et tous ensemble, nous arrêtons d’écrire, totalement, même pour une retouche ou une correction. Les textes sont comme ils sont, parfaits, imparfaits, comblés de fautes d’orthographe ou mis en page, on s’en moque.
Et, sur la base de tous ces textes, on travaille, toutes et tous, à fabriquer une histoire qui tient debout. Pas nécessairement en prenant en un seul tenant l’écriture de l’une ou de l’autre du cercle, mais en en tirant des morceaux.
2 ou 3 règles de fonctionnement
Deux règles conditionnent ce « jeu » ; Que tous les textes fournis soient utilisés à 100 %, que personne ne pose de critique sur le résultat tant que le mot « FIN » n’aura pas été écrit. Il peut s’agir de commenter, de proposer ou de corriger un « copier / coller » malencontreux, mais jamais sur le fond du bouquin. Et troisième règle des deux, on ne réécrit jamais ce qu’une ou un autre a écrit, dans le fond comme dans la forme. C’est son enfant, c’est la chair de sa plume. Elle ou il en est le seul porteur.
Rien à gagner, rien à perdre
Je ne sais même pas si, matériellement, un tel projet est réaliste. A rêver grand, j’ai parfois été déçu, mais j’ai mes éléphants ont souvent accouché de souris. C’est beau une souris.
Au final, rien à gagner de prévu, pas de récompense, d’édition ou de retour sur écriture. « Juste » le plaisir d’avoir fait œuvre commune et, pendant les semaines ou les mois que durera cet atelier libre, le plaisir de se procurer de la matière commune, une terre glaise partagée et enrichie par la lecture de l’autre, de son idée ou de son chemin.
Une autre forme d’humanité en somme !
Aimeriez-vous participer à cette expérience ? Est-ce que le jeu vous plaît ? Que lui ajouter ou lui enlever pour qu’il s’adapte à votre envie d’écrire et de dire ?
